Isabelle Lonvis-Rome, ministre déléguée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. Photo par Lia Goarand.

Le mercredi 2 novembre, Isabelle Lonvis-Rome a tenu une conférence de presse au sein de son ministère à Paris où elle a exposé les grands axes de son futur plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le sexisme et la haine anti-LGBT.

Pour promouvoir son plan, la ministre déléguée de l’Égalité a décidé de s’adresser à un public de jeunes. Son choix s’est alors porté sur les élèves de la Golden Blocks Academy. Invité par cette association, j’ai eu la chance de me joindre au petit groupe de journalistes en formation convié pour poser des questions autour des discriminations en France. Retour sur une rencontre insolite et riche en informations.

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> L’arrivée au ministère

L’équipe de la Golden Blocks Academy avant d’assister à la conférence de presse. Photo par Tomas Jeusset.

En cette matinée de novembre, nous sommes une vingtaine à nous regrouper devant l’enceinte du ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances.

Tous issus de la formation Golden Blocks Academy, une association qui cherche à « promouvoir l’accès au sport à toutes les communautés et tous les sexes afin d’élever les jeunes et de repérer les acteurs de la prochaine génération grâce au sport, au journalisme et à la culture », on discute du parcours de chacun comme des sujets à venir pour tromper le stress qui s’installe peu à peu. Cette conférence de presse s’annonce particulière, alors un casting de luxe nous encadre : les co-fondateurs de Golden Blocks, Ladji Doucouré, ancien champion du monde de 110 mètres haies et Matthieu Lahaye, ancien coureur de 400 mètres de haut niveau, mais aussi Lucile Gournet, chargée de communication, accompagnée de la marraine de l’Academy, Vanessa Le Moigne, journaliste et présentatrice pour beIN SPORTS. Autour d’eux, la bonne humeur semble se diffuser au sein d’un groupe impatient d’obtenir des réponses à ses questions.

Soudain, les portes ornées de drapeaux s’ouvrent et nous sommes invités à entrer.

Notre petite bande se glisse alors à l’intérieur d’un bâtiment richement décoré. Habillé de tableaux et parcouru de tapis rouges, le cadre du ministère tranche avec mon costume, trop petit pour moi. Une fois les marches d’un escalier blanc et massif avalées, l’impression d’entrer d’un monde étranger au mien se fait plus forte. Emporté par le rythme du groupe, je me surprends à déjà serrer la main de la ministre qui attend à l’étage et nous invite à la suivre dans une des salles de conférence de l’édifice. Là, dans cette salle remplie de chaises alignées en face d’un pupitre, la bonne humeur de l’entrée se confronte au sérieux de l’instant et l’atmosphère devient solennelle.

Photo par Lia Goarand.

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> Le plan national de lutte contre les discriminations

Isabelle Lonvis-Rome lors de la conférence de presse. Photo par Lia Goarand.

Notre équipe de jeunes, d’accompagnateurs, de photographes et de journalistes s’installe en silence et, après nous avoir remerciés d’être venus, la ministre nous énonce les prémices de son plan national de lutte contre les discriminations qui sera officiellement dévoilé le 10 décembre, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme.

Souriante devant ce parterre cosmopolite qui l’observe, Isabelle Lonvis-Rome se doute que les promesses et les nobles intentions ne suffiront pas. Dès l’ouverture de son discours, elle affirme donc : «  Je suis quelqu’un de très concret. L’enjeu ne sera pas de proposer de grandes déclarations d’intentions lyriques, mais bien des mesures utiles. ». Cette déclaration est très importante puisqu’ici, la ministre crée l’espoir comme l’attente d’un changement pour les droits des minorités dans l’hexagone.

« Ces sujets ne sont jamais simples, car dans la lutte pour les droits, rien n’est jamais acquis ! »

Isabelle Lonvis-Rome

Nommée en mai 2022, Isabelle Lonvis-Rome a commencé l’élaboration de son plan le 8 septembre de cette année. Il s’agit du premier projet d’ampleur qu’elle propose dans le cadre de son nouveau poste, on devine de ce fait l’importance de ce projet dans son mandat. En charge de sujets tant sensibles qu’importants, la nouvelle ministre porte de lourdes responsabilités sur ses épaules. Son travail s’adresse à des populations qui espèrent une amélioration de leurs conditions de vie et qui sont en droit d’exiger des mesures politiques qui impactent véritablement la société comme leur quotidien. Pour convaincre de la viabilité de son projet, Isabelle Lonvis-Rome nous expose brièvement les 5 grands axes de son plan de lutte contre les discriminations : « D’abord bien nommer les choses puisque, selon Albert Camus, « mal nommer les choses, c’est rajouter à la misère du monde ». Ensuite, quand on parle de racisme ou d’antisémitisme par exemple, il faut mesurer, car pour bien agir, il faut bien voir. L’autre clé principale pour la réussite de ce plan réside dans la formation puisque c’est l’une des manières les plus efficaces de diffuser une culture et de nourrir la lutte contre les discriminations au sein de la société et sur tous les territoires. Donc, nommer, mesurer, former, puis si besoin est, sanctionner les actes ou les propos racistes, antisémites, sexistes, anti-LGBT, etc. Et enfin, accompagner les victimes. Cet ensemble forme les 5 axes principaux du plan, qui seront découpés en 22 objectifs stratégiques pour le 10 décembre. » Les mesures politiques apportées par ce projet devront ainsi promouvoir ces 5 aspects : bien nommer les choses, mesurer, former, sanctionner et accompagner.

Dans son discours, la ministre nous résume ses idées. Loin de nous avoir expliqué les détails de son projet comme elle devra le faire le 10 décembre, elle aborde des sujets qui concernent la majorité des gens présents dans cette petite salle de conférence. Alors, une fois la présentation de la ministre terminée, il est temps de passer aux questions que nous sommes impatients de poser.

Photo par Lia Goarand.

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> Questions à la ministre

Mehdi Ladj (debout au centre) pose les questions préparées par le groupe de la Golden Blocks Academy. Accompagné par Anaïs Mensah (assise à droite).

La deuxième partie de l’évènement est consacrée à nos questions de jeunes journalistes. Encadrée par Vanessa Le Moigne, la conférence de presse s’anime alors autour des sujets du racisme, du sexisme et des féminicides, de l’intégration du plan dans l’éducation nationale et la justice, mais aussi du sport et de la représentation de la diversité dans les médias. Voici, le résumé de l’échange classé par catégorie de sujet.

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> Racisme et Antisémitisme :

En France, les combats contre l’antisémitisme et le racisme semblent sans fin. Comment agir, au-delà des réponses sécuritaires et judiciaires, contre ces dangers auxquels nous devons malheureusement faire face ?

« Les stéréotypes sur ces sujets sont tellement ancrés qu’il faudra actionner tous les leviers possibles pour s’en défaire. Les leviers à utiliser sont d’abord l’éducation, la prévention avec des actions un peu plus concrètes, notamment dans les collèges et lycées par exemple, la sanction et la sensibilisation. Pour ce plan, nous envisageons de mettre en place une stratégie de communication importante à travers les médias pour défendre la diversité et sa représentation. L’État doit faire tout un travail de lutte contre les discriminations, en relation avec les associations, dans un esprit de travail collaboratif, mais aussi avec les entreprises, car le combat contre les discriminations est complexe et multifactoriel. »

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Au vu de la diversité des problèmes racistes en France, y a-t-il, selon vous, un racisme ambiant ou même systémique ?

«  Quand il a des agissements, des propos haineux, des actes racistes ou antisémites, il ne faut jamais les laisser sans réponse. Pour moi, il faut plutôt une criminalisation de ces actes puisque ce sont des violences. Pourtant, on ne peut pas dire que le racisme soit un système. Tout en étant lucide sur ce qu’il se passe aujourd’hui, je ne partage pas cette vision. Je pense qu’il faut faire attention à bien nommer les choses, et pour moi, ce serait mal nommer les choses que de considérer que le racisme est institutionnalisé en France. Le racisme est un mal contre lequel nous devons lutter toutes et tous. »

 » Je réfute le terme de racisme systémique. Non, le racisme n’est pas un système. Le racisme est un mal contre lequel il faut lutter.« 

Isabelle Lonvis-Rome

Pour apporter un peu de nuance au discours de la ministre, Vanessa Le Moigne prend la parole pour dénoncer certains aspects systémiques du racisme en France : « Sincèrement, parce que c’est du vécu, la discrimination systémique existe, pas par rapport à l’appareil de l’État, mais par rapport à l’appareil de l’entreprise. Un dirigeant aujourd’hui va généralement aller vers ceux qui lui ressemblent puisqu’il aura plus d’empathie. Si l’on prend l’exemple des dirigeants de médias sportifs notamment, il n’y a presque pas de femmes. Il y en a une seule, c’est Natalie Lannetta et nous avons dû pousser pour pouvoir l’imposer. Mais, autour d’elle, ce ne sont que des hommes blancs d’une soixantaine d’années. »

Aïssata Seck, responsable du programme citoyenneté, jeunesse et territoires au sein de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Photo par Lia Goarand.

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> Sexisme et féminicide :

Le 26 novembre 2021, Bouchra, 44 ans, a été assassiné par son ex-conjoint à Épinay-sur-Seine. Elle possédait un téléphone « grave danger », mais elle est tout de même morte sous les coups de cet homme qui avait déjà été condamné pour des violences avant d’être libéré sans que l’on ait pris le temps de l’avertir. Doit-on ici voir un échec des pouvoirs publics et de la justice malgré les moyens de préventions qui ont été mis en place ? 

« Chaque meurtre résonne un peu comme un échec, pourtant on ne peut pas dire que rien n’est fait. Depuis 5 ans, notamment dans mon ancien poste de Haute Fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes du ministère de la Justice, j’ai assisté aux drames récurrents des violences conjugales. Dans ce cadre, une cinquantaine de mesures et 2 lois ont été votées. D’ailleurs, des moyens sans précédent ont été déployés avec le téléphone « grave danger » et le nombre d’utilisateurs est passé de 300 à plus de 3 000. La mise en place du bracelet d’anti-rapprochement avec à peu près 800 à 900 qui sont attribués et en fonctionnement aujourd’hui. On a aussi multiplié le nombre de places pour d’hébergement d’urgences pour les femmes victimes avec une augmentation de 80% des places soit 9 000 places environ (la 1ʳᵉ ministre en a annoncé 1 000 supplémentaires d’ici à la fin de l’année) et je pourrais continuer avec la formation massive de 60 000 policiers et des gendarmes, la création de postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries où l’on est passé de 100 en 2019 à 400 aujourd’hui et on en aura 600 fin 2023. Donc, il y a eu des moyens sans précédent accordés à ces sujets. » La réponse de la ministre est assez déroutante puisqu’elle détourne la question pour apporter les chiffres liés aux actions de l’État depuis 5 ans. Pourtant, malgré l’importance de ces avancées, le cas Bouchra est une affaire révoltante d’injustice qui sonne comme un échec de la justice et des pouvoirs publics français.

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Avez-vous déjà eu le malheur d’être confronté à ce genre de chose lorsque vous étiez magistrate ? Comment souhaitez-vous aider les victimes de violences conjugales ?

« J’ai été magistrate pendant 30 ans et donc j’ai jugé des féminicides et des viols au cours de nombreuses cours d’assises que j’ai présidées et, ce que j’ai compris, c’est qu’il ne faut jamais relâcher la pression. Deuxièmement, il faut continuer à former l’ensemble des acteurs, les juges, les policiers, les avocats, les travailleurs sociaux, même les enseignants pour les responsabiliser et les informer. Les violences au sein du couple sont psychologiques : isoler, dégrader, menacer, harceler et détruire à petit feu l’autre. Ces violences provoquent une baisse énorme d’estime chez les victimes qui se sentent, comme elles me l’ont trop souvent confiée, comme des « serpillères ». Et, quand on se sent comme une serpillère, c’est difficile de partir et même de parler. Il y a donc un besoin de vraiment les accompagner et quand une victime commence à s’exprimer, il ne faut plus la lâcher ! On se doit de l’accompagner du fait de son énorme fragilité puisqu’elle a été complètement détruite par l’autre, car sinon, elle a tendance à retirer sa plainte et à retourner dans les griffes de son bourreau.« 

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Quelles actions ou mesures concrètes peuvent être mises en place par le gouvernement pour faire face aux violences faites aux femmes et aux féminicides ?

« Pour remédier à la situation, la 1ʳᵉ ministre a annoncé, sur ma proposition, la création d’un dispositif qui va s’appeler « pack nouveau départ » pour qu’une victime puisse bénéficier d’une allocation, d’une aide à la garde d’enfant, d’un retour à l’emploi ou à la formation, de l’hébergement d’urgence si besoin, mais pas forcément d’ailleurs, même si elle reste au domicile conjugal et que c’est le conjoint qui est écarté, elle peut quand même avoir besoin d’aide et de mesure. Nous voulons aussi mettre en place un accompagnement psychologique à travers ce dispositif. Ce « pack nouveau départ » va donc mobiliser plusieurs ministères et sera expérimenter dans plusieurs territoires à partir du début de l’année 2023.« 

Photo par Lia Goarand

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> L’éducation nationale :

Le gouvernement a-t-il prévu de proposer des actions dans les établissements scolaires classés REP (Réseau d’Éducation Prioritaire) et REP +, notamment dans les quartiers sensibles de notre pays, pour la lutte contre les discriminations et en faveur de l’égalité des chances ? 

« Oui, je pense que l’un des gros enjeux du plan est de renforcer les actions dans le champ de l’éducation nationale. Évidemment, il faut aussi insister sur le fait que le plan de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées aux origines ne doit pas se limiter aux zones d’éducations prioritaires. Certes, c’est peut-être dans ces zones que l’on peut avoir le plus de discriminations, mais lutter contre le racisme, l’antisémitisme et la discrimination est important partout, y compris dans les zones rurales, pour lutter contre ce que j’aime appeler « Les Racines du mal ». […] Je pense que ce combat doit commencer très tôt
puisqu’il faut, dès le plus jeune âge, casser ces fausses représentations que les enfants peuvent avoir et qui sont véhiculées par leur famille bien sûr, mais pas seulement, par les médias, par la société tout entière. Tout ce qui existe autour de nous, peut véhiculer des stéréotypes et il faut éviter que les enfants se construisent à travers eux. »

Photo par Lia Goarand.

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> Sport :

Nous sommes à deux ans, des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Quel héritage espérez-vous de ces évènements et comment allez-vous y prendre part ? 

« Il me semble que cet évènement planétaire extraordinaire doit constituer un modèle. Un modèle sur le terrain, contrôlé par un label que l’on va mettre en place, mais aussi un modèle sur le plan de l’égalité femmes-hommes comme sur le plan de la diversité. Pour ce faire, on travaille avec comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques afin qu’il puisse mettre en place un label, qui va s’appeler « Terrain d’égalité » et qui va être décerné par l’AFNOR (Association Française de NORmalisation). L’AFNOR est un organisme indépendant qui décerne des labels, notamment celui-ci qui sera spécifique aux manifestations sportives, avec un certain nombre de critères à remplir et avec un certain nombre d’exigences à respecter. Par exemple, il y a une demande de parité dans les instances dirigeantes qui existent d’ailleurs déjà dans la loi, mais aussi la mise en place de lignes d’écoutes et de signalement en cas de violences sexuelles et sexistes comme des actes ou propos racistes, antisémites, anti-LGBT. […] Si l’évènement respecte le cahier des charges qui va être développé de manière indépendante grâce à l’AFNOR, il pourra recevoir ce label, ce qui est évidemment notre objectif pour Paris 2024. D’ailleurs, certains évènements sportifs comme Roland Garros ou la coupe du monde de rugby sont déjà intéressés pour obtenir ce label « Terrain d’égalité ». »

Les Jeux olympiques de Paris 2024 doivent être un modèle.

Isabelle Lonvis-Rome
Photo Lia Goarand

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> Diversité dans les médias :

Y a-t-il des actions que vous pouvez mettre en place, pour faire en sorte que l’égalité des chances existe dans les médias puisque ce milieu semble encore très élitiste ?

« Il faut travailler avec les médias et je souhaite que ce sujet soit évoqué de manière gouvernementale et interministérielle. Mais, ensuite, il faut aussi travailler sur l’amont, c’est-à-dire faire en sorte que plus de jeunes puissent aller dans les médias, c’est d’ailleurs dans cet esprit que travail Golden Blocks et Vanessa. Il faut permettre aux jeunes d’accéder aux métiers de journaliste et pour atteindre cette diversité, il faut actionner différents leviers. Il nous faut travailler à tous les niveaux, en amont avec tous les secteurs, mais aussi en aval avec l’éducation et la formation des jeunes par le biais aussi de « role model », de mentorat et toutes les initiatives comme celle de Golden Blocks. Il est important que l’État soit au côté de ces initiatives et qu’il les soutienne. » 

Le contexte d’une conférence de presse avec une ministre est impressionnant et les discussions complexes. Dans ce cadre, notre petite équipe de jeune ne prend pas souvent le risque d’apporter de la nuance au discours d’Isabelle Lonvis-Rome, car nous n’avons pas forcément le bagage nécessaire pour cela. Toutefois, Aïssata Seck qui nous a présenté, avec Armelle Chatelier, l’exposition C’est notre Histoire mettant la lumière sur les « combattants et combattantes de l’esclavage » proposé par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage fait une remarque très intéressante pour apporter un autre point de vue : « Malheureusement, la question de la représentativité est encore un sujet aujourd’hui et quand on fait le tour des établissements scolaires ou quand on voit les jeunes dans les structures d’éducation populaire, la première des choses qui revient, c’est pourquoi il n’y a pas de représentativité ? Au-delà des médias, obtenir plus de diversité dans chaque domaine permettrait d’évoquer d’autres sujets et de renvoyer une autre image des jeunes issus de la diversité et des quartiers populaires puisqu’elles sont généralement néfastes ou péjoratives. Avoir une plus grande représentativité permettra à cette jeune génération de se dire qu’elle est représentée. Essayer de casser le plafond de verre que l’on retrouve dans la politique, dans le sport, dans les grandes entreprises, etc., permettra à chaque enfant, quel que soit son origine ou son genre, de se sentir représenté. »

Vanessa Le Moigne (à gauche), Ladji Doucouré (en arrière-plan), Aïssata Seck et Armelle Chatelier (au centre) et Isabelle Lonvis-Rome accompagné de Christian Djokoto (au premier-plan). Photo par Lia Goarand.

Bercé par de belles promesses d’action, le discours de la ministre est porteur d’espoir. Ce plan de lutte contre les discriminations est présenté comme une chance d’améliorer la vie de la diversité en France et de lutter contre les discriminations. Le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, la haine anti-LGBT, la représentation de la diversité, la formation des différents acteurs de la justice, de l’éducation nationale, de la politique, etc. sont autant de sujets majeurs qu’il faut vite traiter pour améliorer notre société. Alors, au terme de cette conférence de presse insolite, nous comprenons que le projet porté par Isabelle Lonvis-Rome et son ministère ne doit pas décevoir. Car, pour ce genre de causes, il n’en a pas le droit.

Merci à l’équipe de la Golden Blocks Academy pour son invitation et à Lia Goarand pour ses photos.

Article de Tomas Jeusset.

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